Des arnaqueurs du support technique de Microsoft arrêtés en Inde

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Vous connaissez tous cette arnaque qui rappellera des souvenirs à certains d’entre vous : vous visitez un site web, une page apparaît dans votre écran. Un message alarmant. Votre ordinateur est infesté de dangereux codes : virus, trojan, ransomare … La fausse alerte vous propose d’appeler une ligne téléphonique. Celle d’un centre d’assistance technique Microsoft. Les escrocs tentent de rentrer dans votre ordinateur, avec votre accord. Bien évidement, il n’y avait pas de problèmes dans votre machine ! Les escrocs commercialisaient de faux services. Sans oublier d’installer un vrai logiciel espion dans la machine.

Fausses pubs et vrais piratages

Après une plainte de Microsoft (le vrai) et une enquête qui aura dura duré plusieurs mois, 36 personnes arrêtées lors de plusieurs raids policiers dans deux banlieues de Delhi.
C’est la troisième opération de cette envergure en Inde en quelques semaines. En octobre 2018, les autorités arrêtaient 24 personnes dans de faux centres techniques.
Selon Microsoft, ces escroqueries du support technique sont très populaires. Microsoft reçoit plus de 11 000 plaintes chaque moisà tel point que cette escroquerie est actuellement l’une des menaces les plus courantes.

Comment est-ce que les escrocs ont-ils procédé ?

Ils disposent d’un site Web sur lequel ils font de la publicité pour convaincre les clients qu’ils travaillent avec Microsoft . Par des messages contextuels, ils informent leurs victimes que leurs systèmes sont infectés. Une fois le contact établi avec les victimes, ils accèdent à distance aux systèmes des victimes avec leur autorisation afin d’analyser en profondeur le problème signalé, selon le rapport. Les escrocs feignent, ensuite, avoir détecté des menaces par un virus qu’il faudra contrecarrer avec un service très couteux souvent sous forme de souscription de longue durée garantissant la solution au problème de la victime, selon le rapport.
Parfois même, une fois connectés à distance sur l’ordinateur de la victime, ils profitent pour accéder à ses données financières et d’identité. Ils installent même parfois des logiciels malveillants afin de mieux contrôler leur victime. Ces types d’escroquerie sont courants. L’an dernier, des chercheurs de l’université de Stony Brook aux États-Unis avaient découvert 22 000 URL utilisées dans des escroqueries de support technique.

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