Ne relayez pas les rumeurs sur les réseaux sociaux

Les rumeurs sur les réseaux sociaux

iStock_000021621315XLargeAprès l’attentat de Nice, comme après chaque drame, les images choquantes, de fausses informations, et des faux avis de recherche prolifèrent à une vitesse folle sur les réseaux sociaux. Le contexte est déjà assez difficile, et la meilleure solution est de ne pas commenter ni relayer ces pseudos informations.

Je vois en effet souvent sur Facebook des messages toxiques, connus depuis des années, parfois actualisés, parfois recopiés en brut. Dans ce cas je les signale simplement en mettant éventuellement un lien vers l’article du site Hoaxbuster relayant cette rumeur.

Mais comment faire pour distinguer le vrai du faux, surtout dans un moment dramatique où les sensibilités sont fortes ? Je vous propose quelques points de réflexion, inspirés par un article de Metronews et des conseils du Ministère de l’Intérieur. Voici donc quelques conseils et l’illustration des dérapages après l’attentat de Nice :

Ne pas partager d’info sans vérifier la source.

A peine le drame de Nice diffusé, trois prises d’otages venaient d’être évoquées sur Twitter : l’une dans un restaurant Buffalo Grill et les deux autres dans des hôtels, Le Negresco et le Méridien, situés à proximité du lieu de l’attaque. Une information bidon, relayée pourtant par plusieurs chaînes d’infos. Une autre rumeur parlait même d’un incendie à la Tour Eiffel.

Souvent hélas les chaînes d’info publient n’importe quoi, nous l’avons déjà vu dans les différents attentats de ces derniers mois. Je vous l’accorde, c’est dur de ne pas se dire « c’est vrai, je l’ai vu aux infos », mais pensez que les médias, avides d’audience, tombent dans le piège du sensationnel et publient n’importe quoi avant de vérifier. D’où l’intérêt, vous le voyez, de « recouper » une information avant de la partager. Si vous trouvez au moins trois sources concordantes, à condition évidemment qu’elles soient jugées comme sérieuses, vous pouvez considérer qu’il s’agit d’une information fiable.

Pour éviter de se faire piéger, sachez que les autorités diffusent des informations sur les mesures de sécurité en cours et l’avancement des enquêtes. Vous pouvez les trouver sur les réseaux sociaux, en vous abonnant aux comptes de la Gendarmerie nationale (Twitter ou Facebook), du ministère de l’Intérieur (Twitter ou Facebook) ou du ministère de la Justice (Twitter ou Facebook).

Ne pas regarder les vidéos choquantes

Des vidéos choquantes montrant le camion fonçant sur la foule ou des corps gisant sur le sol circulent sur Twitter et Facebook depuis jeudi soir. Pire encore, elles se lancent automatiquement au moment où elles apparaissent à l’écran. Il y a quelques mois, les terroristes de Daech diffusaient des exécutions de civils ou mettaient en scène l’assassinat du pilote d’hélicoptère Israélien brulé vif devant plusieurs caméras.

Il est Inutile d’infliger à votre esprit la vue de ces contenus choquants. Il ne faut pas céder à la terreur qui est en fait le but recherché de ces groupes. De plus la vue de ces photos et vidéos peut être particulièrement traumatisante, surtout pour les enfants.
Il existe des moyens pour désactiver la lecture automatique des vidéos :
  • Sur Twitter, il faut se rendre dans les paramètres et désactiver les options « Ne pas m’informer avant d’afficher les contenus qui peuvent être choquants » et « Lecture automatique des vidéos ».
  • Sur Facebook, l’option peut être désactivée, aussi bien sur iOS qu’Android, en vous rendant dans les paramètres de l’application, puis dans l’onglet « Vidéos et photos ». Ou depuis un navigateur web, en allant sur cette page web.

Signaler les contenus choquants

La diffusion d’images montrant des victimes est passible de 15.000 euros d’amende en France. En signalant les comptes qui postent ces vidéos, Twitter et Facebook pourront bloquer et supprimer le contenu d’autant plus rapidement.

Le lien « signaler cet article » est facilement accessible sur les articles de tous les réseaux sociaux. N’hésitez pas donc, lorsque vous vous trouvez face à un contenu ou à des images choquantes, à l’utiliser.

Ne pas relayer de faux appels à l’aide

Apparu pour la première fois dans les heures qui ont suivi les attentats de Paris, le hashtag #Portesouvertes (décliné en #PortesouvertesNice), qui permet de proposer un refuge à ceux qui souhaitent se mettre à l’abri, et inversement, s’est rapidement propagé sur le réseau social Twitter.

Malheureusement, il n’existe pas de moyen imparable pour vérifier si un avis de recherche est bidon ou pas. Vous pouvez toujours regarder les précédents messages, afin de vous faire une idée plus précise de l’auteur. Vous pouvez également lancer une recherche sur Google, à partir de la photo qu’il vient de publier.

Plus généralement, il y a encore souvent des appels aux dons sur les réseaux sociaux, en particulier pour soigner des enfants atteints de maladies graves. Sachez que la majorité sont de fausses informations ou, pire, ces annonces parlent d’enfants décédés depuis longtemps. Une famille américaine recevait il y a quelques mois encore des courriers et des messages d’espoir pour leur petite fille de 6 ans, décédée il y a plus de 10 ans maintenant !

Signaler les montages aux autres internautes

Dans la nuit de jeudi, la photo d’un homme avec un turban sur la tête, présenté comme l’auteur de l’attaque de Nice, s’est propagée sur les réseaux sociaux. Or cette image avait déjà fait le tour de Twitter au moment des attaques du 13 novembre à Paris. En fait, l’image de ce jeune canadien, qui semble pratiquer la religion sikh, a été modifiée afin de lui rajouter une fausse ceinture d’explosifs et un exemplaire du Coran dans les mains à la place de sa tablette.

N’hésitez donc pas à signaler directement, en commentaire d’article, toute contrefaçon ou tout montage.

Ces évènements sont terribles – il faut éviter d’en rajouter.

Tags: hoax, rumeurs

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