Erreur 451 : une erreur qui n’en est pas une

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erreur 451 - sur le webErreur 451 : une erreur qui n’en est pas une

Face à l’essor en ligne du piratage, de la pornographie ou de la propagande terroriste, un nouveau code d’erreur vient d’être autorisé sur le Net : l’erreur 451.
A la mi décembre 2015, l’Internet Engineering Steering Group (IESG) a approuvé un nouveau statut HTTP destiné à être utilisé pour les pages dont l’accès a été censuré par un gouvernement pour des raisons légales. Ce code « erreur 451 » n’est donc pas symbole d’erreur de navigation comme par exemple l’erreur 404, que tout le monde connaît, et qui indique que le lien sur lequel vous cliquez aboutit à une page introuvable.
Ce code « erreur ‘451 » que vous verrez sous forme de page web, indique que le serveur refuse l’accès à la ressource à la suite d’une demande légale, c’est à dire un blocage par une autorité gouvernementale ou suite à une décision de justice.

Auparavant, seul s’affichait un message moins précis, l’erreur 403, soulignant sans plus de précision que l’accès au site était interdit. Ce nouveau nom de code, que l’on risque de rencontrer de plus en plus souvent en ligne, s’inspire directement du célèbre roman d’anticipation de Ray Bradbury, Fahrenheit 451. Dans cet ouvrage, tout livre était considéré comme de la propagande illégale et devait être brûlé. Jusque là l’image est claire, mais dans le roman de Bradbury, les possesseurs des livres illégaux sont exécutés, j’espère que nos autorités n’iront pas jusque là pour chaque personne tentant de se rendre sur des sites bloqués par « erreur 451 ».

erreur 451 - le code
Ce code est en fait destiné à plus de transparence; ce statut « erreur 451 » doit être accompagné d’une explication précisant quelles sont les restrictions légales, et à quel type de site elles s’appliquent. Ceci dit certaines autorités ou certains état voudront éviter cette transparence, non seulement en demandant que l’accès à certaines ressources soit restreint, mais en plus en évitant de dévoiler qu’une telle demande a été faite.

Avec ce nouveau code « erreur 451 », les choses seront claires. Le visiteur saura qu’il ne s’agit pas d’un dysfonctionnement du Net, mais bel et bien d’une censure légale, et des acteurs majeurs tels que Google, Facebook ou Twitter en feront sans doute usage dans des pays où ils se trouvent forcés de censurer certains contenus.

Tags: censure, web

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